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Publié par Isabelle

 Dans son livre "Profession Musicien", Sacha se souvient avec émotion de sa rencontre avec Henri Salvador lors de l'enregistrement de l' album " Sacha et les collégiens jouent Ray Ventura"  Sacha Distel & Henri Salvador

En 1993, lorsque j' ai enregistré mon disque hommage, Sacha Distel et les Collégiens jouent Ray Ventura, j' ai demandé à Henri Salvador de m' accompagner en duo pour le morceau d' ouverture, Qu‘est-ce qu' on attend pour être heureux ? Il a débarqué au studio avec sa décontraction habituelle, sa jeunesse légendaire, ses bourrades, ses "salut mon pote" canailles, bref, avec tout ce sans quoi Henri ne serait pas Henri.

 

Mai tandis que je faisais en cabine la bande orchestrale, il s’est produit un petit événement auquel je ne m’attendais pas. Oh, trois fois rien : j’ai aperçu des larmes couler des yeux d’henry. Il ne pouvais contenir son émotion, qui a aussitôt déclenché la mienne.

Profession musicien

La chanson nous ramenait d' un coup cinquante ans en arrière, à une époque où Henri la chantait dan l' orchestre de Ray tandis que moi-même commençait à m' intéresser de près à la musique.   

Nos regards se sont croisés. " On a vraiment l' air malin de pleurer comme ça sur une chanson" ai-je dit. Le célèbre rire d' Henri a alors fusé et nos larmes ont disparu. La nostalgie qui nous avait gagnés était morte. Ne restait que cette joie de vivre et notre volonté farouche de chanter le bonheur non pas sur deux notes, ni même quatre notes mais "sur toute la gamme" comme le dit cet autre tube des collégiens... 

 

Source : livre Profession Musicien 

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